Sarkozy au bout de sa logique extrémiste…

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Editorial

Le candidat sortant est prêt à tout. Depuis le début du quinquennat  il ne cesse de laisser affleurer dans ses postures, dans ses déclarations,  son appétence pour les thèses populistes.

Après la France qui « se lève tôt » voici donc, à quelques jours du deuxième tour la France du « vrai travail ». Et, comble de la provocation Sarkozy a décidé de convoquer ses partisans le 1er Mai, à 300 mètres du rassemblement du Front National.

Sarkozy est prêt à tout pour garder le pouvoir, même s’il faut pour cela convoquer les mémoires de la droite nationale, même si pour cela il faut aller jusqu’à proposer de trier le bon grain de l’ivraie, les bons Français de ceux qui se lèvent tard, ou ceux qui sont payés sans travailler (les « assistés ») ou qui font semblant de travailler…

Sarkozy a décidé d’user jusqu’au bout des vieilles ficelles. En particulier celles d’une époque où il fallait être un « vrai français ». Celles  d’une époque où le Maréchal Pétain était le premier dirigeant politique de droite à avoir  tenté de récupérer  le 1 er Mai en vantant lui aussi les valeurs du « vrai travail »…

Le 24 avril 1988, Jean Marie Le Pen reprenait à son compte l’héritage pétainiste  pour célébrer à sa façon le 1 er Mai, « fête du travail et de Jeanne d’Arc », celle-ci  incarnant la résistance de la France à l’étranger. Depuis, chaque année, le FN organise ce rassemblement directement inspiré du pétainisme.

Au pied du mur de la droite nationale et populiste, Sarkozy a compris que son salut passait par le report massif des électeurs du FN sur sa candidature au second tour. Pour cela il est prêt à tout. Son rassemblement sur le « vrai » travail à proximité du rassemblement de celui du Front National  empeste l’odeur des années 40.

En glorifiant « l’identité nationale », et vantant le « vrai travail », en désignant les « assistés », « cancer de la société », en affirmant que toutes les cultures ne se valent pas, Sarkozy et son équipe de conseillers issus des rangs de l’extrême-droite (Buisson, Louvrier, Peltier etc…) ne font  pas qu’alimenter le score du Front National. Ils contribuent à réveiller les démons que les démocrates, les résistants ont combattu aux pires heures de l’histoire contemporaine.

Cela Sarkozy n’en a cure. Il n’a qu’une obsession. Garder le pouvoir. Et même si pour cela il faut désigner des coupables, alimenter la division et susciter l ‘affrontement entre les Français. En cela le candidat sortant est un voyou.

D’où l’absolue nécessité de changer le 6 mai…

Par directeur de la publication
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