A quelques heures de la première rencontre officielle entre François Hollande, tout juste investi, et la chancelière allemande Angela Merkel, un évènement important vient de se produire en Allemagne…
En effet, lors d’une élection qui avait valeur de test de popularité pour la chancelière allemande, l’opposition fédérale sociale-démocrate (SPD), critique envers la politique d’austérité d’Angela Merkel, a facilement conservé l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), le plus peuplé d’Allemagne, gagnant près de 4 points par rapport à 2010.
Le parti conservateur recule de 9 points depuis la dernière élection en 2010 et remporte seulement 26% des suffrages, contre 38% pour l’opposition sociale-démocrate (SPD). Les Verts obtiennent eux 12%, ce qui permet à la coalition SPD-Verts de continuer à gouverner le land. Autre score intéressant, celui du parti des Pirates qui obtient 8% des suffrages et fait ainsi son entrée au parlement régional.
Angela Merkel sort donc affaiblie de ce scrutin, seize mois avant les élections législatives. Son parti avait axé la campagne sur un mot d’ordre : l’épargne. Les électeurs ont préféré celui de l’opposition : la croissance d’abord.
Après la victoire de François Hollande et le rejet de l’austérité par les Grecs dimanche dernier, la vision unilatérale de la chancelière allemande sur les solutions à apporter à la crise est de plus en plus contestée.
En recueillant environ 25,5% des suffrages, soit son plus mauvais score jamais enregistré dans cette région, coeur industriel de l’Allemagne avec des villes comme Cologne et Düsseldorf, la chancelière allemande va donc aborder les conversations avec le nouveau Président français dans un contexteoù le rejt des pollitiques d’austérité gagne de plus en plus de terrain en Europe. Preuve s’il en était, de l’importance vitale de l’élection de François Hollande le 6 mai dernier…

