Les matinales. Vendredi 31 août 2012

LE GOUVERNEMENT

Laurent FABIUS, Ministre des Affaires étrangères
Najat VALLAUD-BELKACEM, Ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement François LAMY, Ministre délégué chargé de la Ville

Laurent FABIUS, Ministre des Affaires étrangères
Europe1, L’interview politique – 08h20
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous êtes à New York, vous venez de présider, au nom de la France, le Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Syrie. Vous avez tenu des paroles fortes, qu’est-ce qui peut, qu’est-ce qui va bouger ?
LAURENT FABIUS
La réunion était consacrée aux problèmes humanitaires, parce qu’il y a une catastrophe humanitaire qui est en train de se passer, non seulement en Syrie, mais dans les pays limitrophes de la Syrie, Jordanie, Turquie, Liban et même Irak, et c’est la première fois qu’on traitait ces questions humanitaires en tant que telles, j’avais demandé que viennent les ministres des Affaires étrangères aussi de ces pays. Et donc, sur le plan humanitaire, il y a des choses qui peuvent avancer, en particulier, c’est très matériel, mais il faut un financement beaucoup plus important qu’aujourd’hui pour accueillir tous ces réfugiés, et puis il faut surtout que Bachar AL-ASSAD respecte le droit humanitaire. Les problèmes humanitaires sont la conséquence des difficultés politiques. Et là, sur le plan politique, il faut bien reconnaître que le Conseil de sécurité, malheureusement, est divisé, à cause de l’attitude des Russes et des Chinois.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Cette fois, Hillary CLINTON pour les Etats-Unis, Sergueï LAVROV pour la Russie, le ministre chinois, étaient absents, ils ne croient pas à l’efficacité des Nations Unies, est-ce que c’est, d’après vous, une réunion pour rien, même si vous vous battez ?
LAURENT FABIUS
Non, je ne crois pas. Tous les pays, sauf évidemment la Syrie, qui était représentée, tous les pays ont remercié la France d’avoir pris cette initiative, en particulier les pays qui sont directement concernés, le plus directement concernés, c’est- à-dire les pays voisins. C’est positif aussi parce qu’un certain nombre de pays ont annoncé des contributions financières supplémentaires, et puis personne ne pourra dire maintenant qu’ils ne savaient pas.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais l’essentiel est-ce que c’est, Laurent FABIUS, de venir en aide aux exilés, aux blessés, aux réfugiés, ou d’empêcher qu’il y ait des réfugiés, des blessés et des morts chaque jour ?
LAURENT FABIUS
Les deux, mais, évidemment, on ne peut pas durablement avoir une influence sur les conséquences si on ne s’attaque pas aux causes. Alors les causes c’est le problème politique, et là les solutions divergent…
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Sont bloquées.
LAURENT FABIUS
Il y a le soutien de tous au nouveau médiateur Lakhdar BRAHAMI, mais, en même temps, il y a une résistance des Russes, des Chinois, qu’on va essayer de surmonter. La France c’est le pays qui est le plus en pointe dans son soutien à l’opposition à Bachar AL-ASSAD, c’était clair et c’était net.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce que pour la France et les européens le moment est venu de saisir la cour pénale internationale ?
LAURENT FABIUS
Oui, nous avons dit, William HAGUE, qui est ministre des Affaires étrangères, et moi, qu’une commission des Nations Unies avait commencé à travailler, qu’il était établi que monsieur Bachar AL-ASSAD avait été coupable de crimes contre l’humanité. Alors, il y aura deux procédures, ou bien les tribunaux syriens nouveaux, du futur régime, ou bien la cour pénale internationale, mais nous tenons à ce que ces crimes ne soient pas impunis.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Le président HOLLANDE, vous-même, comme Barack OBAMA, vous avez menacé, si Bachar AL-ASSAD utilise des armes chimiques, une intervention directe serait alors légitime, une intervention militaire. Vous le répétez ?
LAURENT FABIUS
Je le répète. Nous sommes absolument intransigeants sur ce point, nous sommes d’ailleurs en relation avec nos partenaires, dont les Etats-Unis. Ces armes, bactériologiques et chimiques, sont d’un danger extrême.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous avez des preuves que la Syrie en possède et vous savez où elle les cache ?
LAURENT FABIUS
Bien sûr, nous suivons ça au jour le jour, je ne vais pas rentrer dans les détails pour des raisons évidentes…
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non, mais elles existent.
LAURENT FABIUS
Mais il est certain que nous jugeons monsieur Bachar AL-ASSAD responsable de l’utilisation de ces armes, et que s’il y avait la moindre tentative d’en faire utilisation directement ou indirectement, la réponse serait immédiate et fulgurante.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais qui déclencherait les premières frappes, ou les premières réactions ?
LAURENT FABIUS
Vous me permettrez de garder cela pour nos partenaires et pour nous-mêmes.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non, mais la décision est prise, et l’opération militaire, si elle a lieu, aurait-elle lieu avec, ou même sans l’accord des Nations Unies ?
LAURENT FABIUS
Le bactériologique et le chimique c’est d’une autre nature que les armes, j’allais dire ordinaires.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc on peut se passer des Nations Unies cette fois-là ?
LAURENT FABIUS
Non, mais la réglementation est différente. Là il est certain que compte tenu des conséquences de la diffusion possible, on ne peut pas supporter, même un instant, la manipulation de ces armes.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais Bachar AL-ASSAD est prévenu. Récemment vous avez confirmé, vous aussi Laurent FABIUS, qu’il fallait se débarrasser du syrien. Qui doit faire le job, et comment ?
LAURENT FABIUS
Il y a un aspect politique, c’est le travail qui est confié à monsieur BRAHIMI, et la position, en avance j’allais dire, de la France, c’est que nous travaillons beaucoup pour l’unification de l’opposition syrienne, en faisant attention à deux points centraux. D’abord il faut que le nouveau gouvernement, qui, nous l’espérons, sera mis en place, soit représentatif de la totalité du spectre, et évidemment ce n’est pas facile puisqu’il faut unifier tout cela, et deuxièmement il faut qu’il y ait une garantie que le nouveau gouvernement respectera toutes les communautés. Mais il y a…
JEAN-PIERRE ELKABBACH
On n’est pas sorti de l’auberge syrienne.
LAURENT FABIUS
Mais non, mais c’est une évidence. Il ne s’agit pas de se débarrasser de Bachar AL-ASSAD, si c’est pour avoir, ou bien les intégristes, ou bien un régime aussi…
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ça veut dire que cette fois-ci on est vigilant à ce qui peut se passer après.
LAURENT FABIUS
On est vigilant, bien sûr.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous avez rencontré, Laurent FABIUS, beaucoup de monde, qui est prêt à accorder à Bachar AL-ASSAD et à sa femme l’asile politique, qui en veut ?
LAURENT FABIUS
Je ne pense pas que ce soit la question principale, je crois que…
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais on veut se débarrasser, pour lui il y a…
LAURENT FABIUS
J’espère que s’il dégage, pour employer un slogan qui a été utilisé pour d’autres, un pays l’accueillera, mais l’essentiel c’est qu’il dégage et vite. Et j’ai trouvé que, à la fois dans le Conseil de sécurité, et au-delà, par exemple j’ai entendu le commentaire du nouveau président égyptien, que j’irai voir d’ailleurs dans quelques jours, qui est extrêmement dur vis-à-vis du régime syrien, et je m’en réjouis. Il a employé la même expression que nous-mêmes avions employée, « Bachar AL-ASSAD est l’assassin de son peuple. »
JEAN-PIERRE ELKABBACH
C’est ça, et les Frères musulmans, il aide les Frères musulmans de Syrie. Laurent FABIUS, à Téhéran, devant 27 Etats non-alignés, le Guide suprême, l’Ayatollah KHAMENEI, a affirmé que l’Iran ne cherchera jamais à avoir l’arme atomique. Est-ce que vous le croyez ?
LAURENT FABIUS
Nous discutons avec l’Iran depuis déjà beaucoup de temps, nous avons une double démarche, vous le savez, à la fois des sanctions et un dialogue, et dans ce dialogue nous disons, autant l’Iran a parfaitement le droit d’accès au nucléaire civil…
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ce qu’elle fait.
LAURENT FABIUS
Mais au nucléaire militaire, non. Et jusqu’à présent, je dois la vérité de dire que l’Iran n’a pas bougé de ses positions. Il faut renforcer les sanctions, et il faut en même temps que l’Iran fasse les gestes. L’Agence Internationale de l’Energie atomique va rendre un rapport où il apparaît qu’il y a eu un développement de l’Iran pour toute une série d’enrichissement de l’uranium qui ne serait pas nécessaire si son objectif était purement civil.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Autrement dit, je reprends ma question, est-ce que quand KHAMENEI dit…
LAURENT FABIUS
Moi je ne crois que les faits, je ne crois que les faits…
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais est-ce que vous croyez qu’il dit la vérité quand il dit que l’Iran ne cherchera jamais à avoir l’arme atomique, ou qu’il ment ?
LAURENT FABIUS
Pour l’instant les faits constatés ne vont pas dans cette direction. Si l’Iran décide de changer sa position, tant mieux, mais pour l’instant nous n’avons absolument pas constaté, sur le terrain, cela.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc aucune confiance ?
LAURENT FABIUS
Je pense que nous avons appris à être vigilant à l’égard de tout le monde.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous l’avez constaté vous-même, toute la région est en effervescence, est-ce qu’il faut craindre pour l’avenir de l’existence de l’Etat d’Israël ?
LAURENT FABIUS
Nous tenons à la sécurité d’Israël. Quand nous entendons l’autre jour monsieur AHMADINEJAD dire qu’Israël est une tumeur cancéreuse, le même là, dont vous dites… enfin, en tout cas son voisin, il ne veut pas de nucléaire militaire, nous disons que c’est inacceptable. Mais de la même façon, nous disons qu’il faut reconnaître les droits des palestiniens à un Etat viable, ce qui, malheureusement aujourd’hui, n’est pas fait.
JEAN-PIERRE ELKABBACH
Dernière question. La France se dit vigilante sur les atteintes multiformes aux droits de l’homme et aux droits des femmes, que dit-elle sur la Libye, sur l’Ukraine, après la détention arbitraire de madame TIMOCHENKO, et sur la Tunisie où la liberté d’expression et de création est en ce moment bafouée ? Qu’est-ce qu’elle dit ?
LAURENT FABIUS
Dans tous les pays nous plaidons avec force pour le respect des droits des femmes, nous l’avons fait, vous citez l’Ukraine, avec madame TIMOCHENKO, et de la même manière, avec les tunisiens, dont nous sommes proches, nous disons que tout ce qui porte atteinte, dans les faits ou par les textes, aux droits des femmes, n’est pas acceptable.

 

Najat VALLAUD-BELKACEM, Ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement
LCI, L’invitée du matin – 07h45

FREDERIC DELPECH
Alors, on a beaucoup parlé de Marseille, Marseille état d’urgence, semble-t-il. François HOLLANDE et Manuel VALLS ont dit non à la demande de la sénatrice socialiste Samia GHALI, d’envoyer l’armée à Marseille. Est-ce que le gouvernement est dépassé par la situation à Marseille ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Bien au contraire, le gouvernement est décidé à prendre à bras le corps cette situation. Vous le savez, Marseille fait l’objet d’un fort trafic de stupéfiants dans les quartiers Nord, c’est une situation qui n’a cessé de se dégrader ces dernières années et qui a conduit, d’ailleurs, à un certain nombre d’homicides.
FREDERIC DELPECH
19 morts dans les Bouches-du-Rhône, depuis le début de l’année.
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
A un certain nombre d’homicides, c’est bien ce que je disais, et donc, il faut s’atteler, sans plus tarder, à la tâche, c’est la raison pour laquelle Marseille fait partie des 15 zones de sécurité prioritaires, décidées par le ministre de l’Intérieur Manuel VALLS. Qu’est-ce que ça signifie ces zones de sécurité prioritaires ? Ça veut dire que dans un certain nombre de quartiers en France, on va mettre davantage de moyens policiers pour faire face à l’insécurité grandissante, mais aussi que l’on va faire travailler en partenariat étroit, les forces de l’ordre, les forces de justice, les élus locaux, pour faire en sorte que, aucune situation ne soit totalement à l’abandon et que nous trouvions des réponses à chacune de ces difficultés.
FREDERIC DELPECH
Alors, justement, les forces de l’ordre, le préfet délégué à la sécurité, Alain GARDERE, fête son premier anniversaire à Marseille, est-ce que vous le gardez à Marseille ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Ecoutez, il n’a pas été question de le changer. Vous savez, la politique menée par le ministre de l’Intérieur, et le Premier ministre, de façon plus générale, en matière de sécurité, est très différente de celle à laquelle on avait habitué les Français jusqu’à lors. On n’est pas dans l’agitation, pas dans l’improvisation, pas dans le coup d’épée dans l’eau, on est vraiment dans la réponse déterminée à des problèmes structurels, des problèmes de fond, par des réponses de fond, tout simplement.
FREDERIC DELPECH
Alors, dans le Comité interministériel, jeudi prochain, quelles seront les annonces qui seront faites ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Le Premier ministre a en effet décidé de convoquer un certain nombre de ministres, concernés par la problématique marseillaise, c’est-à-dire à la fois le ministre de l’Intérieur, mais aussi celui de la Justice, Christiane TAUBIRA, le ministre de la politique de la Ville, et d’autres collègues, l’idée étant d’apporter une réponse globale, parce que, au fond, ce qui manque aujourd’hui, à ces quartiers, dans lesquels on constate un certain nombre d’insécurité, c’est à la fois la fermeté d’une réponse, et ça le ministre de l’Intérieur, je crois, s’y est suffisamment engagé, mais c’est aussi un certain nombre de perspectives, pour que les jeunes, en particulier, dans ces quartiers, puissent avoir des débouchés qui semblent leur manquer cruellement. Nous leur en offrons, avec le développement des emplois d’avenir à venir, par exemple, ou encore les contrats de génération. Il faut travailler désormais sur la qualité de vie dans ces quartiers.
FREDERIC DELPECH
Alors, Samia GHALI, donc, fait une proposition concrète : rétablir une sorte de service militaire pour les jeunes déscolarisés. Est-ce que ce serait une idée à retenir ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Ecoutez, moi j’ai beaucoup d’estime pour Samia GHALI, qui est une élue locale vraiment impliquée sur ce territoire, qui n’a cessé de se battre ces dernières années. Je pense que ses propositions doivent être écoutées, c’est ensuite au gouvernement, dans le cadre de cette réunion interministérielle, de décider ce qui est le mieux, pour agir efficacement, mais en tout cas, elle doit être écoutée, oui.
FREDERIC DELPECH
Il y a un sujet de friction, donc, en ce moment, dans la majorité, avec les Verts, sur le nucléaire, et Delphine BATHO a ajouté, en quelque sorte, hier, sa part de confusion, en estimant, eh bien, que la France avait besoin, durablement du nucléaire. On avait cru comprendre que Jean-Marc AYRAULT avait recadré Arnaud MONTEBOURG. Est-ce qu’il n’y a pas, finalement, comme le disent les Verts, une volonté concertée, de certains ministres, eh bien d’aller contre les propositions de campagne de François HOLLANDE ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Moi je crois surtout qu’il n’y a vraiment pas matière à polémique en la matière… enfin, vous savez, c’est quand même un sujet important, que la question de savoir quelle est la politique énergétique de la France dans les années qui viennent. Elle a été tranchée très clairement, cette question, pendant la campagne de François HOLLANDE, puisqu’il a été décidé que d’ici 2025, nous ferions passer la part du nucléaire dans l’électricité produite en France, de 75 % à 50 %. Nous tiendrons cet engagement, indéniablement. Donc, ensuite, j’ai le sentiment que l’on est en train de chipoter sur les mots…
FREDERIC DELPECH
Parce que c’est paroles libres de la ministre de l’Ecologie.
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Mais ce ne sont pas des paroles libres. Quand la ministre de l’Ecologie, tout comme d’ailleurs le ministre du Redressement productif, dit que la filière nucléaire…
FREDERIC DELPECH
La France a besoin durablement du nucléaire.
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
La filière nucléaire a un rôle à jouer dans l’avenir, c’est une évidence, ne serait- ce que pour pouvoir démanteler un certain nombre de centrales, eh bien il faudra évidemment impliquer la filière nucléaire. Et puis, la filière nucléaire, même si elle ne représente plus que 50 % en 2025, vous admettez bien que 50 % c’est beaucoup, donc elle fait bel et bien partie de l’avenir.
FREDERIC DELPECH
Delphine BATHO qui dit aussi : « On aura besoin de l’aéroport de Nantes », autre sujet de friction avec les Verts.
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Oui, alors, vraiment, là, je n’ai pas compris ce qui avait surpris les observateurs, parce que, vous savez, j’ai été dans la campagne présidentielle, je me souviens très bien des propos qu’on a pu tenir sur l’aéroport de Nantes, nous avons toujours dit qu’il fallait le conserver. Rien de nouveau.
FREDERIC DELPECH
Donc, vous confirmez bien : l’aéroport de Nantes se fera.
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Absolument, comme nous nous y étions engagés.
FREDERIC DELPECH
Qu’est-ce que vous dites aux élus socialistes qui rechignent à appliquer le non cumul des mandats ? François REBSAMEN, Gérard COLLOMB, par exemple, au Sénat ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Là encore, vous savez, moi je m’en tiens à la feuille de route que nous avons fixée et sur laquelle les Français nous ont élus. Donc, le non-cumul des mandats, c’était le 48ème engagement, des 60 de François HOLLANDE. Il sera tenu, il sera respecté, il sera appliqué.
FREDERIC DELPECH
Quand, le projet de loi ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Il y a deux choses qu’il faut en effet distinguer. Il y a la loi, qui interdira donc le non… le cumul, pardon, à l’ensemble des élus, quel que soit leur parti, et qui sera adoptée, je n’ai pas la date exacte pour le moment, mais ça fera partie de la grande réforme institutionnelle qui reverra également la réforme territoriale, en passant, et puis il y a la question que pose le Parti socialiste, d’appliquer, par anticipation, à ses propres élus…
FREDERIC DELPECH
Dès le mois de septembre, dit Martine AUBRY.
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
… le non cumul, dès le mois de septembre, propose le Parti, propose Martine AUBRY et j’allais dire, la proposition du parti est de la responsabilité du parti. A titre personnel, je trouve que c’est une bonne chose, parce que l’exemplarité se niche là aussi et que l’on sait bien que le non cumul des mandats c’est une condition du renouvellement de la vie politique, d’ailleurs aussi d’une plus grande parité de la vie politique, d’un plus grand appel d’air, d’un rajeunissement, et puis aussi, la condition d’une confiance retrouvée, entre les Français et puis les responsables politiques.
FREDERIC DELPECH
Donc vous en appelez à la responsabilité des élus locaux, pour appliquer eux- mêmes le non cumul.
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Moi, je crois que c’est un sujet important. Encore une fois, j’estime que sous cette forme-là, c’est-à-dire application anticipée aux élus socialistes, c’est de la responsabilité du Parti, donc on va le laisser gérer cette question, mais à titre personnel, je trouve que c’est une bonne chose.
FREDERIC DELPECH
François HOLLANDE, hier, à Madrid, a reconnu des doutes. Alors, on a vu que le calendrier s’accélérait, la rentrée parlementaire aura lieu plus tôt que prévu, le président sera sur TF1 le dimanche 9 septembre. Que va-t-il dire aux Français, que va-t-il annoncer ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Il faudra attendre le 9 septembre pour l’écouter.
FREDERIC DELPECH
Il y a des doutes, quand même, vous reconnaissez qu’il y a des inquiétudes, des doutes, dans l’opinion publique, après cette chute de popularité ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Indéniablement, il y a des inquiétudes dans l’opinion publique, mais des inquiétudes liées à quoi ? Liées à la situation, qui est celle des Français, aujourd’hui, dans une période de crise, grave, qui les affecte dans l’immense majorité, et donc ce sont des Français qui sont angoissés pour l’avenir, pour l’avenir de leurs enfants.
FREDERIC DELPECH
Il n’y a pas de déficit de pédagogie, il n’y a pas une méthode à revoir ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Je pense vraiment que nous sommes passés d’une gouvernance, qui était une gouvernance de l’agitation permanente, et sans résultat, à une gouvernance qui est une gouvernance de l’efficacité, de la pédagogie, justement, et que, au fond, il faut à la fois savoir tirer parti des décisions urgentes que nous avons prises, et nous en avons prises beaucoup, notamment sur le front du pouvoir d’achat, et en même temps, comprendre que ce pays a besoin d’être réformé, structurellement, et que pour être réformé structurellement, eh bien il faut construire les réponses. Or, les réponses, elles se construisent et elles aboutissent, elles débouchent très rapidement. Vous voyez, cette rentrée parlementaire, le nombre de textes de loi que nous adoptons.
FREDERIC DELPECH
Alors, justement, d’un mot, rapidement, le 26 septembre, c’est la loi de finances, très attendue. Quelles sont les grandes pistes ? Est-ce que vous confirmez les 75 % de prélèvements sur les hauts revenus, sur les plus hauts revenus ? Est-ce que… quel sera le dosage entre les hausses d’impôts et les réductions de la dette ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
Eh bien, les grandes pistes de cette loi de finances, c’est le redressement dans la justice, c’est tout simplement…
FREDERIC DELPECH
Les 75 %, c’est sûr, ils seront appliqués ?
NAJAT VALLAUD-BELKACEM
La loi de finances est en train de se construire, elle sera présentée fin septembre au Conseil des ministres, donc on vous donnera les détails. Les 75 %, qui est une tranche exceptionnelle, sont toujours à l’ordre du jour, il n’y a pas de raison que nous y ayons renoncé, tranche exceptionnelle pour les plus de 1 million d’euros de revenus par mois, je le rappelle ; mais la loi de finances, de façon plus globale, est destinée à être à la fois efficace, c’est-à-dire à nous fournir les recettes dont nous manquons aujourd’hui, et juste, c’est-à-dire à faire contribuer le plus, ceux qui ont le plus les moyens.
François LAMY, Ministre délégué chargé de la Ville
ITélé, Face à Face – 08h10
CHRISTOPHE BARBIER
Commençons par cette polémique autour d’Arnaud MONTEBOURG. La droite accuse le gouvernement de conflit d’intérêt parce que la banque de l’employeur de la compagne du ministre se voit chargée de conseiller l’Etat sur la banque publique d’investissement. Alors comment défendez-vous Arnaud MONTEBOURG ce matin ?
FRANÇOIS LAMY
Ecoutez, ce n’est pas à moi de défendre tel ou tel. D’abord, c’est vrai que ces temps-ci j’ai eu un peu de travail sur d’autres dossiers, mais j’ai cru comprendre que c’était Pierre MOSCOVICI qui avait désigné la banque Lazard Moi je ne vois pas de conflit d’intérêt, en tous cas…
CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce qu’il faut changer de banque quand même ?
FRANÇOIS LAMY
Non. Enfin, je ne crois pas. Ce sera à Pierre MOSCOVICI de regarder, mais je pense que c’est une polémique qui, compte tenu de l’ampleur des dossiers et des difficultés du pays, c’est une polémique qui n’a pas lieu d’être.
CHRISTOPHE BARBIER
Mais c’est vrai que la gauche, quand elle était dans l’opposition, était très sourcilleuse sur les conflits d’intérêt de l’ère SARKOZY.
FRANÇOIS LAMY
Oui mais je ne crois pas qu’il y ait de conflit d’intérêt. Ce n’est pas parce que la compagne d’un ministre travaille dans un hebdomadaire qui dépend de… Voilà, je crois que – écoutez, l’important c’est que Pierre MOSCOVICI ait choisi ceux qui ont le plus de qualités et le plus de compétences.
CHRISTOPHE BARBIER
Et peut-être qu’Arnaud MONTEBOURG ne doit pas s’occuper du tout du dossier banque publique d’investissement.
FRANÇOIS LAMY
Oh, si. Je crois qu’il faudra qu’il s’en occupe parce que ça fait partie aussi des actions de redressement productif. Moi, vous voyez, j’en parlais hier avec lui sur la question de la stratégie que devra avoir la banque publique d’investissement pour créer de l’emploi dans les quartiers qui relèvent de la politique de la ville. Voilà, donc on va aussi travailler ensemble.
CHRISTOPHE BARBIER
Déjà on a du mal à trouver de l’argent pour investir dans les entreprises qui vont bien, alors dans les quartiers difficiles…
FRANÇOIS LAMY
Eh bien il y a des choses. Il y a des choses. Le problème, c’est qu’ils ont besoin du petit coup de pouce pour pouvoir démarrer, donc il y a des petites entreprises qui peuvent se créer et je pense que la BPI pourra aider.
CHRISTOPHE BARBIER
Un conseil interministériel sera consacré à Marseille jeudi prochain. Est-ce que vous pensez que ça va faire peur aux dealers et aux criminels ?
FRANÇOIS LAMY
Mais l’objectif n’est pas là. L’objectif de cette réunion interministérielle qui était prévue par ailleurs, puisqu’on en avait parlé avec le Premier ministre dès le mois de juillet sur la nécessité d’avoir un plan global sur la ville de Marseille, parce qu’on sent qu’il y a une situation spécifique, qui demande une réponse de l’ensemble des départements ministériels. Donc cette réunion interministérielle, elle va bien entendu traiter de sécurité, elle va traiter des actions judiciaires qu’il faut mettre en œuvre mais elle va traiter aussi de l’ensemble des problèmes de la cité phocéenne en matière d’emploi, en matière de formation, en matière d’éducation, en matière de santé parce que les problèmes sont immenses. Moi j’ai pu le constater ; fin juillet, je m’y suis rendu discrètement pour aller voir l’ensemble des cités des quartiers nord de Marseille et effectivement, il y a urgence.
CHRISTOPHE BARBIER
Alors du côté de la sécurité, tout le monde en convient : l’armée est inadaptée…
FRANÇOIS LAMY
Bien sûr.
CHRISTOPHE BARBIER
Mais la police, elle, n’y arrive pas. Alors que faire ?
FRANÇOIS LAMY
Ecoutez, d’abord je pense qu’il va falloir renforcer les moyens et les moyens tous azimuts. Ce
n’est pas uniquement des forces de maintien de l’ordre dont il y a besoin. Il y a besoin aussi peut-être de renforcement – mais ça, c’est Manuel VALLS qui le verra – des outils de la police, de la police judiciaire. Il y a peut-être besoin de faire plus de renseignement, plus de prévention aussi. Bon, voilà. Ça, c’est que le ministre de l’Intérieur présentera au moment du conseil interministériel.
CHRISTOPHE BARBIER
Il y a des militaires qui travaillent pour le ministre de l’Intérieur – ça s’appelle des gendarmes. Est-ce que ce n’est pas eux qui devraient investir ces quartiers ?
FRANÇOIS LAMY
Ça dépendra. C’est à Manuel VALLS de voir quelles sont les unités et les services qui sont les plus qualifiés. Ce qu’on peut constater, c’est que cette situation elle ne date pas d’il y a trois mois. Ça fait des années, et moi on me l’a dit sur place, que la situation empire, que la situation pourrit. Il faut maintenant pouvoir y réagir.
CHRISTOPHE BARBIER
Dans votre secteur, le ministère de la Ville, vous souhaitez renforcer certains dispositifs. Ça fait plaisir à Claude GUEANT. Ecoutez sa réaction un peu ironique.
CLAUDE GUEANT, ANCIEN MINISTRE DE L’INTERIEUR
Il est heureux que monsieur LAMY trouve que la politique qui a été menée par Nicolas SARKOZY était une bonne politique. Je rappelle que nous avons fait 14 milliards d’investissements pour rénover la ville. Il ne faut pas non plus baisser la garde contre la récidive. Ceci dit, la seule chose qui ait été annoncée, c’est la fin d’une mesure qui a prouvé pourtant son efficacité contre la récidive, c’est-à-dire les peines planchers.
CHRISTOPHE BARBIER
Alors première réponse : sur les peines planchers. Est-ce que la gauche n’a pas fait une erreur qui encourage les criminels ?
FRANÇOIS LAMY
Mais non, je ne crois pas. Vous savez, en matière de justice, moi je fais confiance à la Garde des Sceaux, à Christiane TAUBIRA, sur les dispositifs qui sont les plus adaptés. Ce n’est pas – vous l’avez bien vu d’ailleurs – ce n’est pas les peines planchers qui ont permis d’améliorer la situation à Marseille : l’insécurité n’a jamais été aussi grande à Marseille qu’aujourd’hui et Claude GUEANT devrait quand même être un peu plus modeste par rapport à l’efficacité de son action depuis dix ans. Je veux dire Nicolas SARKOZY s’était fait élire sur le retour à la sécurité partout. À Marseille, ce n’est pas le cas.
CHRISTOPHE BARBIER
Sur vos dispositifs du ministère de la Ville, qu’allez-vous faire ?
FRANÇOIS LAMY
Eh bien il y a plusieurs domaines. D’abord effectivement, sur les opérations de rénovation urbaine, elles sont pour pas mal d’entre elles bloquées sur Marseille, parce qu’on a trouvé de l’amiante, parce qu’il y a des problèmes avec les habitants, parce qu’il y a certainement de la complexité dans les procédures, mais cette rénovation urbaine elle est importante parce qu’elle améliore, bien entendu, la qualité de vie et puis surtout elle permet le désenclavement des quartiers. Quand vous allez à la Castellane, vous avez une entrée, une sortie. Pour les dealers, c’est très, très facile de contrôler l’ensemble de la cité. Vous allez au Clos la Rose, vous avez un bâtiment avec des coursives qui permettent de passer d’un endroit à un autre et les forces de police ne peuvent pas suivre. Donc on va continuer…
CHRISTOPHE BARBIER
Vous allez casser ça et créer de nouveaux bâtiments.
FRANÇOIS LAMY
On va continuer effectivement à faire de la restructuration urbaine, mais ça ne suffira pas. Il faut à côté, et c’est d’ailleurs le sens des orientations que j’avais présentées au conseil des ministres la semaine dernière, il faut qu’à côté des opérations de rénovation urbaine, on ait un plan global qui engage l’ensemble des départements ministériels, que ce soient l’éducation, la santé, les problèmes d’éducation de formation, PÔLE EMPLOI, la caisse d’allocations familiales. Il faut un plan global, ça sera long.
CHRISTOPHE BARBIER
Vous aurez l’argent ?
FRANÇOIS LAMY
Ça sera – des fois, ce n’est pas forcément tout le temps un problème d’argent ; c’est… Je prends PÔLE EMPLOI par exemple : lorsque les agences de PÔLE EMPLOI sont situées plutôt dans les centres-villes et qu’elles n’ont pas d’antennes dans les quartiers, ce n’est pas un problème d’argent : c’est un problème d’organisation. Dans d’autres endroits, il y aura besoin effectivement d’un peu plus d’argent. Il faudra qu’en matière de formation et d’éducation, qui est la clé, on mette effectivement un peu plus d’enseignants. Côté emploi, on a un dispositif emploi d’avenir qui a été présenté par Michel SAPIN mercredi dernier au conseil des ministres…
CHRISTOPHE BARBIER
Pour janvier-février 2013 !
FRANÇOIS LAMY
On tâchera peut-être d’accélérer. Michel SAPIN avait dit qu’on pourrait dès la fin du débat parlementaire, peut-être dès décembre 2012, mettre des emplois et là c’est majeur pour les jeunes de 16 à 25 ans, pour ceux qui ont peu de qualification ou pas du tout de qualification. Ces emplois d’avenir, ça va être un coup de pouce majeur pour retrouver un avenir dans ces cités.
CHRISTOPHE BARBIER
N’y a-t-il pas une arrière-pensée politique au gouvernement ? Il s’agit d’affaiblir Jean-Claude GAUDIN pour reprendre à gauche la mairie de Marseille.
FRANÇOIS LAMY
Non. Ecoutez, vous savez, j’ai entendu les critiques de Jean-Claude GAUDIN hier et j’en étais désolé parce que je crois que ce n’était pas le rôle du maire de Marseille. Moi ce qu’on m’a dit lorsque j’ai été à Marseille, c’est : « Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu Jean-Claude GAUDIN. Ça fait longtemps qu’il n’a pas été dans les quartiers nord. » Je crois qu’il y a eu de la part du maire de Marseille, qui donne beaucoup de leçons au gouvernement, je crois qu’il devrait aussi regarder un peu devant sa porte, descendre un peu voir ses habitants, regarder quelles sont ses difficultés et on l’aidera.
CHRISTOPHE BARBIER
Pendant qu’on voit les ravages de la drogue à Marseille, le gouvernement envisage d’ouvrir des salles de shoot. Est-ce que c’est bien opportun ?
FRANÇOIS LAMY
Je crois que le problème est différent. Voilà. Vous avez un problème de santé publique avec le problème des toxicomanes. Vous avez entendu, Marisol TOURAINE l’a dit hier, elle travaille sur ces questions depuis plusieurs semaines ; elle réfléchit à des expérimentations et puis, en fonction de ces expérimentations, si elles se révèlent positives, peut-être qu’on étendra le dispositif, mais c’est à elle de le voir. Là, c’est un problème de santé publique, ce n’est pas en se cachant, en se voilant la face : il y a malheureusement des gens qui sont des toxicomanes. Si vous ne les mettez pas dans une filière qui leur permet à un moment de retrouver le chemin, un autre chemin, eh bien ça continuera comme maintenant.
CHRISTOPHE BARBIER
Martine AUBRY veut quitter la tête du Parti socialiste…
FRANÇOIS LAMY
Ça n’a pas grand-chose à voir avec le sujet, ça.
CHRISTOPHE BARBIER
Non ! Mais vous connaissez bien Martine AUBRY.
FRANÇOIS LAMY
Tout à fait.
CHRISTOPHE BARBIER
Aucun de ses successeurs auto-désignés ou candidats ne fait l’unanimité. Est-ce que vous demandez à Martine AUBRY de rester à la tête du Parti ?
FRANÇOIS LAMY
Non, parce que je crois que Martine AUBRY a réalisé un travail formidable en quatre ans. Je veux dire, elle a remis le PS sur les rails. Rappelez-vous ce qu’était le Parti socialiste au moment du congrès de Reims : il était sans idées, il était totalement divisé. Etape par étape, elle a procédé à la rénovation du Parti socialiste, elle a crée les conditions…
CHRISTOPHE BARBIER
Pourquoi s’arrêter ?
FRANÇOIS LAMY
Parce que sa mission est terminée et que je pense qu’elle a maintenant certainement autre chose à apporter à la gauche que d’être à la tête du Parti socialiste.
CHRISTOPHE BARBIER Autre chose, c’est par exemple porter le débat sur le non-cumul des mandats. Votre suppléant, Jérôme GUEDJ, est président du conseil général de l’Essonne aussi. Vous lui demandez de démissionner ?
FRANÇOIS LAMY
C’est vrai que c’est un cas particulier.
CHRISTOPHE BARBIER
Il n’y a que des cas particuliers ! Alors les sénateurs…
FRANÇOIS LAMY
Non, non, non, non. Mais lui, c’est vrai que c’est un cas un peu particulier. Si je suis demain – si je quitte le gouvernement demain, il redevient président du conseil général, donc la loi devra préciser un petit peu. Par ailleurs, je pense que c’est un bon président de conseil général. Si lui-même, si Jérôme souhaite lui-même ne plus cumuler, on peut trouver une bonne solution.
CHRISTOPHE BARBIER
À propos de cumul, Nicolas SARKOZY va au conseil constitutionnel et il reconnaît qu’il participe à des conventions, des conférences rémunérées. C’est gênant ?
FRANÇOIS LAMY
C’est vrai que c’est un problème.

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