Les sujets radio du mercredi 3 octobre

La politique fiscale du Gouvernement

RTL, B. Tassart – 7h00 3

Le Traité budgétaire européen

France Inter, S. Leneuf – 8h00

France Inter, C. Bécard – 8h00 5

Le non cumul des mandats

France Inter, C. Graziani – 7h30 7

Les demandes d’indemnisation dans l’affaire du Médiator

RTL, C. Ponzio – 7h00

Europe 1, M. Switek – 8h00

L’encadrement des paris sportifs

France Inter, V. Fourneyron– 7h30

L’interview de Valérie Trierweiler dans Ouest France

Europe 1, C. Langlade – 8h00

RTL, A. Ventura – 8h00

LA POLITIQUE FISCALE DU GOUVERNEMENT

RTL, B. Tassart – 7h00

L. Bazin : « On n’est pas dupe » une fois de plus ce matin des affirmations du Gouvernement, en matière d’impôts. Ce matin on peut encore lire dans un journal le ministre de l’Economie Pierre Moscovici accuser : « on nous fait un faux procès, dit-il, 9 Français sur 10 seront bien préservés, ce sont ses mots, des hausses d’impôts », Jérôme Cahuzac disait la même chose hier sur RTL et c’est la fameuse phrase de Jean-Marc Ayrault jeudi dernier sur France 2.

Jean-Marc Ayrault : A revenus constants, 9 Français sur 10, 9 contribuables français sur 10 ne seront pas concernés.

L. Bazin : Les auditeurs nous disent « c’est faux, je le vis, je le vois ». Alors, oui ou non est-ce que 9 Français sur 10 seront épargnés ?

Commentaire de B. Tassart : C’est faux, rien qu’en prenant une seule mesure : le gel du barème de l’impôt. Ceux qui nous appellent, sont ceux qui ont regardé leur dernier avis d’imposition, ils voient bien les conséquences du gel du barème, puisque c’est une mesure instaurée par François Fillon, une mesure qui existe déjà : si vos revenus ont augmenté comme l’inflation, eh bien, vous avez peut-être sauté de tranche, ça peut recommencer si vos revenus dépassent cette année la 2ème tranche à 14%, la mesure étant reconduite partiellement par le Gouvernement Ayrault.

L. Bazin : Dans la phrase de Jean-Marc Ayrault, il y a 2 petits mots : revenus constants ; à revenus constants, 9 sur 10 pas concernés. D’abord ça veut dire quoi revenus constants ?

B. Tassart : Ça veut dire que vos revenus n’ont pas bougé d’un iota,

L. Bazin : Même pas l’inflation ?

B. Tassart : Même pas une revalorisation égale à l’inflation.

L. Bazin : Bon, alors on recommence, est-ce que à revenus constants, 9 Français sur 10 seront épargnés ?

B. Tassart : Alors en fait, il parle de peu de Français, c’est ça le piège. C’est vrai, le salaire des fonctionnaires est gelé, mais il y a les augmentations individuelles. Et dans le privé, une étude montre que la moitié des salariés est revalorisée cette année de plus de 2,6%. Les calculs de Vincent Drezet du syndicat Solidaires des impôts.

Vincent Drezet : Le gel du barème de l’impôt sur le revenu va concerner les classes moyennes et les classes aisées, exception faite, on va dire dans les classes moyennes, de personnes, qui soit payent peu d’impôts, soit, n’en payent pas, mais sont à la frontière du seuil d’imposition, et pourraient basculer. Et, l’année prochaine, ce gel, ça concernera 16 millions de foyers fiscaux qui connaitront une hausse moyenne de 2,5 à 3% de leur impôt sur le revenu.

L. Bazin : Est-ce qu’il faut faire un cas particulier pour les retraités ? Là aussi énormément d’appels ?

B. Tassart : Alors là, c’est le budget de la Sécu, c’est vrai ce n’est pas l’impôt sur le revenu, mais on va quand même taxer davantage les Français, notamment les retraités, par cette taxe de 0,15% sur les pensions des retraités imposables, ça fait 2 euros par mois, selon Marisol Touraine, et, selon nos calculs, 30 euros d’impôts en plus, pour un retraité qui touche une pension de 1.600 euros, ce qui n’est pas non plus un signe de richesse extrême, selon Françoise Lichière de la CGT Retraite.

Françoise Lichière : Le problème c’est que la somme au départ elle n’est pas énorme, elle peut paraître anodine, ça représente peut-être même pas un paquet de cigarettes, mais c’est le principe, on met le doigt dans l’engrenage, et déjà on nous annonce que ça va être 0,30 en 2014, et jusque où ça va aller ?

L. Bazin : Et jusqu’où ça va aller ? Voilà la question que vous vous posez peut être. Donc, 9 sur 10 c’est faux ?

B. Tassart : C’est faux.

LE TRAITE BUDGETAIRE EUROPEEN

France Inter, S. Leneuf – 8h00

M. Thébault : Jean-Marc Ayrault a défendu le Traité budgétaire européen à l’Assemblée, véritable plaidoyer qui n’a pas franchement convaincu les députés. Raillé à gauche, moqué à droite, le Premier ministre a prêché pour la ratification du Traité, mais c’est surtout sa majorité qu’il a essayé de persuader. Dans les rangs du PS et des Verts, les partisans du « non » continuent de faire front, et si l’adoption du texte ne fait aucun doute, Jean-Marc Ayrault fait tout pour éviter pour d’avoir besoin des voix de la droite.

Commentaire de S. Leneuf : Jean-Marc Ayrault dit entendre les doutes, bruyants, silencieux, au sein de sa majorité. Il a manié tour à tour la pédagogie sur la réorientation européenne de François Hollande, mais aussi la dramatisation avec un possible effondrement de la zone euro. Des paroles visiblement sans effet sur les opposants au traité.

Jérôme Guedj : Je n’ai pas changé d’avis, mais je crois que la cohésion de la majorité n’est pas menacée, parce quelques parlementaires socialistes ou écologistes vont voter contre ce traité.

S. Leneuf : La problématique reste donc entière : il faut éviter que le texte passe avec les voix de la droite. Hier, les socialistes ont organisé un vote à main levée ; sur 200 présents 13 ont voté contre le texte. Un résultat pas très crédible, car trop d’absents. Du coup ce sont les 13 députés radicaux qui pourraient sauver la mise du Gouvernement, leur président Roger-Gérard Schwartzenberg tout content de jouer un rôle charnière.

Roger-Gérard Schwartzenberg : Nous ne sommes pas plus supplétifs de la majorité que les écologistes pour d’autres textes le sont. Simplement nous avons des convictions européennes depuis longtemps, et c’est normal que l’on vote pour un texte qui va renforcer la capacité de l’Europe à agir.

S. Leneuf : Obtenir la majorité absolue, l’objectif est atteignable selon Matignon, il y a encore entre 17 et 21 députés à convaincre. Vote prévu lundi prochain.

 

 

France Inter, C. Bécard – 8h00

M. Thébault : Cette fois c’est parti, Jean-Marc Ayrault a lancé le délicat processus de ratification du traité budgétaire européen et il reste maintenant une semaine pour convaincre son camp. Vote mardi prochain, la première étape c’était donc hier à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault a présenté, dans un discours d’une trentaine de minutes, ses nouvelles perspectives pour l’Europe. Perspectives qui passent donc par l’adoption de ce traité, négocié et paraphé par Nicolas Sarkozy. Et ça, la droite n’a pas manqué de le rappeler.

Commentaire de C. Bécard : Quand le Premier ministre monte à la tribune, les rangs à droite sont clairsemés, les députes de l’opposition ne sont pas loin, ils refusent juste d’assister à ce que Gilles Carrez appelle une mascarade.

Gilles Carrez (Député UMP du Val-de-Marne) : Pour nous ce qui compte, c’est que le traité de stabilité va être ratifié tel qu’il avait été signé par Nicolas Sarkozy.

C. Bécard : Les socialistes pris au piège de leur promesse devenue mensonge de campagne. Le centriste Jean-Louis Borloo cherche des mots volontairement durs.

Jean-Louis Borloo (Député du Nord) : Ils ont essayé de faire croire qu’il y avait un plan de croissance de 120 milliards, qui n’existe nulle part, c’est assez pathétique.

C. Bécard : Pathétique aussi pour l’opposition quand Jean-Marc Ayrault se retrouve seul sur le banc de l’Hémicycle, comme abandonné par son Gouvernement. L’occasion est trop belle, pour le patron de l’UMP à l’Assemblée, Christian Jacob.

Christian Jacob (Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale) : Je crois que c’est la première fois que je voyais un Premier ministre entouré d’aucun de ses ministres. Deux sont revenus mais pendant plus d’une heure vous étiez tout seul.

C. Bécard : Regard absent, devant les orateurs qui se succèdent, Jean-Marc Ayrault donne l’impression de s’enfoncer de plus en plus dans le velours de son fauteuil. Le député Claude Goasguen s’amuse donc à prononcer la sentence finale.

Claude Goasguen (Député UMP de Paris) : Je crois qu’Ayrault est un Premier ministre calamiteux. Qu’est-ce que vous voulez, il n’est pas fait pour ça quoi.

C. Bécard: Ce débat sur le traité n’est pas terminé, il sera ratifié mardi prochain. Les parlementaires devront ensuite s’attaquer à la loi organique.

LE NON CUMUL DES MANDATS

France Inter, C. Graziani – 7h30

H. Fliy : C’était la promesse numéro 48 du programme de François Hollande, le non-cumul des mandats devait poser les premières pierres de la moralisation de la vie politique. Sauf qu’ils sont nombreux à freiner des 4 fers, et ça fait quelques semaines maintenant que les parlementaires socialistes rechignent, malgré le rappel à l’ordre par lettre de Martine Aubry. Avant-hier, c’était le dernier jour pour choisir entre mandat local ou national mais ils sont loin, bien loin, d’avoir suivi les instructions du Parti.

Commentaire de C. Graziani : Sur les 297 députés socialistes ou apparentés, 190 au début de la mandature cumulaient leur siège de parlementaire avec un exécutif local. Aujourd’hui, seule une petite cinquantaine respecte cette règle de non-cumul. Pire, au Sénat, ils ne sont que 6. Au Palais Bourbon, parmi les bons élèves qui ont montré l’exemple il y a les nouveaux députés et notamment Laurent Grandguillaume qui a démissionné de son poste de maire adjoint à Dijon, de vice-président du Grand Dijon, et rien qu’en étant député de Côte-d’Or, il avoue être très occupé.

Laurent Grandguillaume (Député PS de Côte d’Or) : C’est 7 jours sur 7, je travaille tous les jours donc j’ai de quoi faire et j’ai de quoi remplir mon agenda.

C. Graziani : Même cas de figure pour le député de Seine-et-Marne, Eduardo Rihan Cypel, qui lui est persuadé que d’autres vont suivre cette voie.

Eduardo Rihan Cypel (Député PS de Seine-et-Marne) : Moi j’ai des amis, des collègues qui vont le faire début novembre et j’en connais d’autres des députés-maires qui vont quitter leur mandat de maire d’ici le début du mois de janvier.

C. Graziani : Ils sont surtout très nombreux à attendre la future loi et pour l’instant, celui qui mène la fronde au Parlement c’est toujours le patron des sénateurs, François Rebsamen.

François Rebsamen (Président du groupe socialiste au Sénat) : Il y aura une loi ou bien il y aura des amendements, on verra s’ils sont adoptés. En tous les cas, moi je défendrai, spécificité pour le Sénat, que nous sommes élus en tant que sénateurs par des maires, il me semble normal que nous puissions rester maire si nous sommes sénateurs.

C. Graziani : Le projet de loi doit être déposé au premier trimestre 2013 mais tout ça déjà laisse présager un nouveau mélodrame socialiste.

 

LES DEMANDES D’INDEMNISATION DANS L’AFFAIRE DU MEDIATOR

RTL, C. Ponzio – 7h00

I. Choquet : Le scandale du Médiator peut-il, peut-on imaginer qu’il se dégonfle avec tout ce qu’on en a dit, avec tous les témoignages et en particulier les vôtres qu’on a entendu au 3210 sur l’antenne ? En tout cas les dossiers de victimes sont majoritairement, et c’est écrasant, retoqués en ce moment.

Oui, le médicament des laboratoires Servier est accusé d’avoir fait 500 morts en un peu plus de 30 ans mais selon les informations du Parisien, à l’heure actuelle plus de 85% des demandes d’indemnisation sont jugées irrecevables par les experts du ministère de la Santé. Christophe Ponzio bonjour, dites moi comment ça se fait ?

Commentaire de C. Ponzio : Eh bien dans ces cas, les 7 experts du ministère de la Santé, en charge de l’indemnisation des victimes, jugent que l’incapacité des victimes présumées du Mediator est trop faible, un lien de cause à effet entre la prise du médicament et la maladie rejeté dans plus d’un dossier sur cinq, ce qui est énorme. Pour la centaine de dossiers recevables, en revanche, cette incapacité n’excède pas les 10% mais pour Erik Rance, le directeur de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, qui gère ces procédures, il faut rester nuancé.

Erik Rance (Directeur de l’ONIAM) : Il est trop tôt pour tirer des enseignements à ce stade. Il y a eu à peu prés 1 millier de dossiers examinés aujourd’hui, il faut attendre encore quelques temps pour que le dispositif soit suffisamment stabilisé pour tirer des enseignements.

C. Ponzio : Un millier de dossiers examinés aujourd’hui sur les 7.500 reçus en 1 an. Dans tous les cas, les laboratoires Servier se réjouissent, bien sûr, qu’il y ait si peu de cas recevables. Cela confirme bien que le risque de valvulopathie est rare, rappelle-t-il. De son côté, le docteur Irène Frachon, qui avait alerté sur le scandale du Mediator, dénonce des pressions sur les experts en charge des dossiers. L’ouverture du premier procès de Servier devrait avoir lieu à la fin de l’année.

 

Europe 1, M. Switek – 8h00

M. Switek : En ouverture de ce journal, le Médiator, et cette petite bombe qui est à la Une du Parisien / Aujourd’hui-en-France ce matin. D’après le journal, dans plus de 85 % des cas, les demandes d’indemnisation sont rejetées par les experts du ministère de la Santé. Le parcours du combattant se poursuit donc pour les patients qui ont pris ce médicament. Pourquoi est-ce que ces demandes sont quasi systématiquement rejetées ?

Commentaire d’A. Legal : Elles sont rejetées faute de preuve car il faut bien comprendre que c’est une procédure sur dossier. En gros, il ne suffit pas d’avoir pris du Médiator pendant des années et d’avoir un problème cardiaque, mais il faut en plus en apporter la preuve par des ordonnances, par des examens médicaux. Et puis, deuxième étape, s’il y a un problème cardiaque médicalement prouvé, il faut ensuite que les 7 experts réunis autour du dossier soient tous d’accord pour estimer que la maladie cardiaque est suffisamment lourde pour mériter un dédommagement. Or d’après certains avocats, il semble que justement les experts aient un peu de mal à se mettre d’accord. C’est tout cela qui explique le rejet de 85 % des dossiers à ce stade.

M. Switek : On est en ligne avec celle qui a été la première à dénoncer ce scandale du Médiator, le docteur Irène Frachon. Bonjour docteur. Comment vous réagissez ce matin ?

Irène Franchon : Je me bats depuis des mois et des mois pour faire cesser ce scandale absolu. Cela correspond aux rejets de valvulopathie considérés comme négligeables. C’est absolument incroyable. En gros, si vous voulez, le Médiator peut être responsable de valvulpathei très grave, mais c’est assez rare. Et puis, il y a les atteintes beaucoup fréquentes, beaucoup plus légères. Celles-ci sont considérées effectivement comme ne devant pas ouvrir droit à indemnisations, ce qui va complètement à l’encontre de la loi qui a institué ce fonds d’indemnisation.

M. Switek : Pour être clair, vous doutez ce matin de l’honnêteté des experts du ministère de la Santé ?

Irène Franchon : Ce n’est pas une question d’honnêteté, c’est une question de lâcheté d’une part – la plupart des experts ont peur de perdre face à Servier. Ils préfèrent sacrifier l’intérêt des patients -, et d’incompétence car leurs décisions ne correspondent pas aux données actuelles de la science sur ces valvulopathies. Je sais qu’il y a des discussions extraordinairement vives au sein du collège d’experts. Lorsqu’un dossier arrive et qu’il y a un doute, ça bénéficie systématiquement à Servier. C’est un nouveau scandale.

M. Switek : Vous parlez des laboratoires Servier, quelle pression ils peuvent exercer sur ces experts ?

Irène Franchon : Ce sont des tissus de mensonges, et notamment des mensonges scientifiques. Cela aboutit à une déstabilisation de ces experts qui n’étaient pas préparés, probablement, partout à jouer ce rôle, et donc qui ont du mal à raisonner de façon parfaitement scientifique face à de multiples pressions, inquiétudes qui parasitent leur raisonnement.

France Inter, V. Fourneyron– 7h30

H. Fily : Cascade de mises en examen dans l’affaire des paris suspects sur la rencontre entre Montpellier et Cesson en handball ; 13 personnes au total, des joueurs, certaines de leurs compagnes, des parieurs aussi dont un patron de bar. Un vrai cauchemar pour Nikola Karabatic qui s’est défendu hier soir d’avoir triché ; il n’était pas sur le terrain ce jour-là mais il savait tout de même que sa compagne avait parié. En toile de fond de toute cette affaire, l’encadrement des paris sportifs. La ministre des Sports, qui trouve que la loi de 2010 avait été adoptée dans l’urgence juste avant le Mondial de football, compte bien s’y attaquer.

Valérie Fourneyron : Il y a aujourd’hui un vrai risque à la fois de sécurité publique, à la fois de sincérité du résultat, et de santé publique. Il est clair que dans le débat sur les paris, moi j’avais porté des priorités pour qu’il n’y ait pas une multiplication d’incitations à parier. Toutes ces incitations, tous ces bonus, toutes ces multiplications de publicité que l’on voit sur toutes les émissions, pendant les manifestations sportives, oui, les paris sont une activité à risques. Alors essayons d’en limiter les risques. Ces dernières années et avec justement la dérégulation des paris, on a vu une multiplication de paris possibles, et dans ce cadre, j’ai pu échanger avec le président de la Française des jeux pour qu’on limite le nombre de paris, et surtout ceux qui sont sur des passes de jeux, des sets, des mi-temps, de money-time, etc.

 

 

L’INTERVIEW DE VALERIE TRIERWEILER DANS OUEST-FRANCE

Europe 1, C. Langlade – 8h00

M. Switek : La Première dame regrette. Valérie Trierweiler s’exprime ce matin dans le journal

Ouest-France et pour la première fois, elle fait son mea culpa sur le fameux Tweet.

Commentaire de C. Langlade : « C’est une erreur que je regrette », reconnaît la Première dame. Une phrase courte, aussitôt relativisée : j’ai été maladroite puisque cela a été mal interprété. On a recueilli de l’intéressé, Olivier Falorni, c’était il y a quelques secondes.

O. Falorni : Valérie Trierweiler a subi vraiment un torrent d’attaques, de critiques suite à ce Twitte, tout simplement parce qu’il avait été mal interprété. On a voulu en faire un acte de jalousie alors que ce n’était qu’un message personnel d’amitié. Je comprends qu’elle exprime aujourd’hui ce regret, parce que son intention était simplement de m’apporter un soutien, et on l’a accusée de tous les maux. Maintenant, l’affaire est réglée. Je suis député Valérie Trierweiler est la Première dame de France, tout va bien.

C. Langlade : Un mot sur Ségolène Royal, « figure de la vie politique », dit Valérie Trierweiler dans cette interview, qui l’assure : « en parler, ce n’est pas tabou ».

M. Switek : Valérie Trierweiler est très bavarde dans cette interview quand elle évoque son rôle de Première dame.

C. Langlade : On apprend que la journaliste a choisi de renoncer à la télévision ; il n’y aura pas d’émission sur Direct 8. Première dame et présentatrice, je comprends que cela puisse susciter des interrogations, voire un trouble, reconnaît Valérie Trierweiler. Mais elle continuera ses chroniques dans Paris-Match. La Première dame en profite pour évoquer son rôle de compagne du Président. Pas de statut, pas besoin, estime-t-elle ; elle souhaite se mettre au service des autres, notamment à travers la Fondation Danièle Mitterrand.

 

RTL, A. Ventura – 8h00

P. Corbé : Il y a du mea culpa dans l’air du côté de l’Elysée. La Première dame choisit ce matin de sortir de son silence. Dans le quotidien le plus lu du pays, Ouest-France, elle évoque pour la première fois dans une interview le fameux twitte qui a provoqué la fureur de Ségolène Royal. Mais elle parle aussi des discussions avec le groupe Canal+ pour poursuivre les émissions qu’elle présentait sur la chaîne Direct 8. A ce propos, vous souvenez-vous de ce que disait Bernadette Chirac avec hier soir, sur RTL soir ?

Bernadette Chirac : Non, je pense aussi que ce ne serait pas convenable.P. Corbé : Pas convenable d’être à la fois Première dame et d’animer une émission de télévision.

Au fond, Valérie Trierweiler dit à peu près la même chose ce matin.

Commentaire d’A. Ventura : Elle a compris, là enfin, que cela brouillait son message et puis surtout que ça brouillait celui de la présidence : être à l’Elysée et puis en même temps travailler ailleurs. Et d’ailleurs, elle dit : je comprends que pour certains être la compagne du Président et travailler pour une télévision puisse susciter des interrogations voire un trouble. Donc, c’est fini D8, dit Valérie Trierweiler, qui avait quand même imaginé un ou deux documentaires humanitaires sur des grandes causes, comme l’éducation. Il faut savoir que son contrat avait été renouvelé et qu’elle était toujours payée en attendant de rencontrer, là début octobre, les dirigeants de Canal+. Inutile de vous dire que les patrons de Canal doivent être soulagés. Et soulagé aussi sans doute le Président Hollande, qui ne pouvait pas ignorer les critiques jusque dans son entourage. En revanche, elle reste à Paris-Match, parce qu’elle répète quand même que les enfants sont à ma charge, et je ne vois pas comment faire sans salaire, mais elle travaillera de chez elle, pour Paris- Match.

P. Corbé : Et puis, elle parle du twitte.

A. Ventura : Elle va plus dans les regrets. Elle avait dit : je tournerai sept fois mon pouce avant de twitter. Là elle dit : c’était une erreur que je regrette, j’ai été maladroite puisque cela a été mal interprété, je n’avais pas encore réalisé que je n’étais plus seulement une simple citoyenne. Cela ne se reproduira pas. Donc, voilà, elle est Première dame.

 

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