Les OGM, c’est toujours non !

 

 Parler du pollen au début du printemps, voilà qui est fort poétique. Le débat l’est moins : le pollen des fleurs, « ingrédient » ou « élément naturel constituant » ? De la réponse que l’on apporte à cette question, d’apparence anodine, résulte de nombreuses conséquences réglementaires, notamment par rapport à l’étiquetage des denrées alimentaires sur les OGM.

Si l’on considère que le pollen est un élément naturel constituant, nul besoin d’étiquetage. Si, par contre, il s’agit d’un ingrédient, alors les apiculteurs peuvent, sous certaines conditions, être amenés à étiqueter leur miel pour informer le consommateur sur la présence d’OGM dans leur produit.

En janvier dernier, la délégation socialiste défendait une solution alternative : sans culture OGM à proximité des apiculteurs, et donc sans risque de créer du pollen OGM, le pollen devait être considéré comme étant un constituant naturel du miel. En revanche, en cas de présence de champs OGM dans un rayon de 10 kilomètres, le pollen devait être considéré comme un ingrédient, statut qui implique des analyses approfondies.

« Notre approche permettait de soutenir tous les producteurs qui s’efforcent de mettre sur le marché des miels de qualité, et sans OGM, répondant à la demande des consommateurs. Elle conciliait à la fois l’information du consommateur, la lutte contre les OGM, et la proportionnalité des contrôles », expliquent Gilles Pargneaux et Eric Andrieu.

« En janvier dernier, mobilisés aux côtés des apiculteurs, nous avions regretté le vote d’une majorité d’eurodéputés en faveur de la proposition de la Commission, qui revenait à cacher la présence d’OGM aux consommateurs.  Le résultat du trilogue n’a pas amélioré le texte. C’est pourquoi nous avons voté contre ce rapport. Nous ne pouvons que condamner le lobbying de certains professionnels qui utilisent du miel importé pouvant contenir des OGM ou être fraudé, ou qui « tripatouillent » pour commercialiser un produit appelé «miel» et ne répondant pas toujours à ce que le consommateur est en droit d’attendre », concluent les deux eurodéputés.

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