« Il faut s’engager au nom de la justice et du pouvoir d’achat à diminuer les prélèvements obligatoires »

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Le Premier ministre a appelé à l’Assemblée nationale à un coup d’arrêt dans la dépense publique et la hausse de la fiscalité. Il a appelé à une baisse des prélèvements obligatoires et rappelé le plan d’économies de 50 milliards d’euros présenté par le Gouvernement.

« Le taux de prélèvements obligatoires dans notre pays est devenu insupportable et la hausse de la fiscalité de ces dernières années est devenue elle-même insupportable » a déclaré le Premier ministre à l’Assemblée nationale, en réponse à une question de Charles de Courson (UDI). « Entre 2010 et 2012, la fiscalité sur les entreprises et sur les ménages a augmenté de plus de 30 milliards [d’euros]. Entre 2012 et 2014, elle a augmenté de 30 milliards. Ce sont ces 60 milliards au cours de ces dernières années qui pèsent sur les entreprises et plus particulièrement désormais sur les ménages » a-t-il expliqué.

« Si nous considérons d’une part que nous vivons depuis des années au-dessus de nos moyens et que la fiscalité au cours de ces dernières années a trop augmenté, il faut un coup d’arrêt », a affirmé Manuel Valls. « Ce coup d’arrêt et cette cohérence », c’est réduire la dépense publique de 50 milliards d’euros, « ce que personne n’a fait » et s’engager « au nom-même de la justice et au nom-même du pouvoir d’achat à diminuer ces prélèvements obligatoires ». Cela se fera, a poursuivi le Premier ministre, par « une mesure simple qui [fera] sortir 650 000 foyers, peut-être plus, de l’impôt sur le revenu à l’automne prochain ».

« Il nous faut à la fois préserver nos services publics, faire en sorte que la cohésion territoriale de notre pays soit préservée à la fois sur les territoires urbains et ruraux, il faut que nous prenions des mesures de justice et en même temps l’objectif, la baisse de la dépense publique et la baisse des prélèvements obligatoires, sera au coeur en permanence des mesures que nous proposons », a-t-il expliqué.
« Nous devons aux Français un débat de qualité et des mesures qui permettent de reprendre confiance dans l’action publique et dans la parole publique, c’est l’engagement de mon gouvernement », a conclu Manuel Valls.

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